Hi everyone and welcome back to my blog. I hope everyone is feeling good and excited to read yet another article.
It is 11 pm as I am writing this article. I just woke up from a nap and discovered something while browsing the web. Lately, there has been so much going on. I’ve been experiencing so many different emotions all at once, mostly sad ones. It is hard to keep a positive state of mind when you feel like everything around you is crumbling down. I knew all the signs that I was portraying were related to a kind of emotional tiredness, but I had no idea what it was and how to overcome it.
I have this thing I do when I am feeling down where I try to find quotes either on Google on Pinterest about the way I am feeling. That is how I stumbled across the term “Emotional Burnout”, and I knew right away that this was what I was feeling.
What is “Emotional Burnout”?
“Emotional burnout happens when you have faced such a high level of stress that your body literally shuts down and just cannot accommodate any more challenges”.
“Burnout is a state of emotional, physical, and mental exhaustion caused by excessive and prolonged stress”.

Basically, I felt like I’ve been under so much stress that my mind and my entire body went into shut down mode, and I lost all sense of encouragement, and motivation.
In order to prevent a similar thing from happening to my favorite readers, especially the ones in Haiti, I am going to share below a few signs, both physical and mental, that can help you realize that you are on the road to an emotional burnout.
1- Every day feels like a bad day. I have a friend that calls me every day after work, and often I ask how the day went. I noticed that it is rare that I get a response like “The day was good,or I had a really good day”. I used to think it was bizarre that someone never had a good day, but I also understand that it is hard to have a good day, no matter how many amazing things happen, when your mind is no longer fully present.
2- Feeling tired most of the time. I feel tired all the time. This is something that I used to experience back when I was anemic. I thought it was related to the fact that it’s been a while since I had a good night sleep, but how can one sleeps when a billion things are running through the mind all the time?
3- Frequent headaches. I’ve experienced non-stopping headaches. I’ve had teas, painkillers, taken cold showers, everything I could think of, but it’s just so persistent and won’t go away. My initial thought was to go see my eye doctor and that it was probably my glasses. But no, all these symptoms are, one way or another related to stress.
4- Sense of failure and self-doubt. Like I said in my article “Cry of a desperate youth“, a lot of people don’t understand how it feels to wake up one day and realize that your country being in shambles is not only destroying lives, but it’s also destroying all our dreams and goals. As a very methodic person, I had everything planned out, but every single day I feel like all that I have accomplished are losing value as every minute passes by.
5- Feeling helpless and alone. I am surrounded by love from my family and friends, yet it often feels like no one is there. Everyone is going through their own struggles and it’s hard to find someone to complain and vent out to when we are all just trying to survive.

So, there you have it people, the 5 most frequent symptoms I have experienced. There are so many more, but for the sake of not publishing a long article, I will stick to those 5. Have you experienced any of them lately? If not, that doesn’t mean that you are okay and not going through this too, but if yes, just know that better days will come. As of now, all I know is that it’s a passing stage, and that light always shines through at the end of the tunnel.
I think I should do a part two for this article because there is so much more to say. Let me know in the comments whether I should make an article about how to get better or the different causes of Emotional Burnout. I look forward to reading your answers.
That is all I have for today guys. Thank you for always tuning in. If this article spoke out to you or if you feel like someone around you is going through something similar, don’t forget to share it as much as you can. Until we meet again, stay safe and be blessed…always!!!





Conclusion définitive [ouf]
Je vous renouvelle mes excuses pour ce commentaire long comme l’amazonie, que j’ai du, vous l’avez remarqué, subdivisé en plusieurs cours d’eau et encore j’en ai omis plein de choses. J’avoue que la conclusion précédente était un peu expéditive voir bâclée, mais travail oblige je me devais de conclure rapidement. En relisant la conclusion précédente, j’ai remarqué que j’ai raté le message que je voulais vous communiquer et comme il n’y pas moyen de la supprimer sur votre blog, j’en écris une nouvelle.
J’ai dû remonter le moral de beaucoup de personnes ces derniers temps. Quelques décès dans la famille, des proches qui traversent des moments difficiles etc … . J’ai même remonté le moral de quelqu’un à l’autre bout du monde que je connaissais à peine.
Ce sont des phases dans la vie où tout semble se dérober sous nos pieds en nous rappelant une triste réalité: Nous devons tous quitter cette terre un jour et que parfois ceux que nous aimons prennent les devants. Une partie de nous-même s’en va avec eux et parfois le plaisir de faire certaines activités s’en va aussi car nous ne pouvons plus supporter la douleur que nous remémorent les souvenirs de cette personne.
Je vais vous raconter un secret que jusqu’ici j’avais gardé pour moi-même. Lorsque j’étais enfant, je voulais être astronaute ou écrivain. Dans mon esprit l’un parcourait l’espace en mouvement sur une fusée, l’autre faisait la même chose sans se déplacer avec sa plume Quand j’ai eu un certain âge j’ai compris, qu’étant né en Haïti, ma carrière d’astronaute était fichue. Ne restait plus pour moi à espérer qu’une éventuelle carrière d’écrivain me sourie. J’y ai également renoncé. Mon père était écrivain et journaliste et il galérait on ne peut plus à joindre les deux bouts. Certes, j’aimais son verbe, sa grande aisance avec les mots, et dont peut-être j’en ai hérité d’une partie, mais, on ne mange pas les mots. Je me suis donc tourné vers l’informatique et la programmation, comme d’une part il m’avait semblé que les informaticiens gagnaient bien leur vie et d’autre part il y avait une certaine ressemblance avec l’écriture. J’avais entrevu dans l’écriture du code informatique une sorte de littérature où je recherchais une esthétique dans chaque ligne à la manière de l’écrivain cherchant la meilleure tournure de phrase. Faire une application était comme écrire un livre pour moi. Et semble-t-il en choisissant cette voie je n’aurai pas à souffrir des déceptions de mon père, me dis-je en moi-même au moment de faire ce choix. C’était un bon compromis.
Mais une chose est de faire ce qu’on aime, tout autre est de la faire sous la contrainte. Le monde du travail ne recherche pas des esthètes et souvent les meilleurs efforts ne sont pas appréciés à leur juste valeur. Plus qu’une déception amoureuse, c’était une déception existentielle. Tout l’imaginaire que j’avais construit sur ma vie professionnelle après l’université des années durant s’estompa au contact de la réalité.En Haïti les programmeurs n’étaient pas appréciés à leur juste valeur. Je vivais donc dans l’ombre de mes illusions perdues. Ayant renoncé à mes rêves au profit de la sécurité financière, je me retrouvais privé de la joie de faire ce que j’aimais comme je le souhaitais. Je mangeais à ma faim certes, mais j’avais ce léger pincement au cœur lorsque je lisais dans les mots d’un autre (par exemple vous) ce que j’avais renoncé à formuler avec les miens.
Néanmoins à chaque fois que j’étais dans un burnout émotionnel, j’écrivais. Je couchais par écrit les sentiments qui me traversait l’âme, comme pour mieux les analyser. Une fois que j’allais mieux je ne daignait même pas me relire. J’avais comme honte d’avoir épanché ma peine par écrit. Je disais en moi-même cela ne sert à rien, si ce n’est qu’une pathétique tentative d’apprivoiser la solitude dont seule une âme sensible d’écrivain peut comprendre la profondeur. Ecrire c’est comme essayer de combler le fossé qui existe entre soi et soi-même et par extension entre soi et l’autre. C’est capturer par les mots une photo de notre âme à un moment donné et espérer secrètement qu’un autre s’y retrouve et puisse se dire: je ne suis pas seul.
C’est aussi panser ses plaies en explorant ce qu’il révèlent de nous à nous même. Bref, j’écrivais quand j’allais mal pour ne jamais me relire ensuite car ma sensibilité qui était exacerbée dans ces moments faisait place à la superficialité que nous imposent les relations sociales.
Grande fut ma surprise et mon admiration spontanée pour vous lorsque j’ai vu que vous aviez ce blog où vous écriviez et partagiez ce que vous viviez. Je me demandais en moi même comment vivre en Haïti et prendre le temps d’écrire étaient-ils compatibles. Et pourtant vous le faîtes.
Alors permettez-moi, au risque de paraître ridicule et redondant,de vous renouveler mon admiration et mon soutien, et de vous supplier, qu’en dépit des difficultés que vous avez rencontré ces derniers mois ou que vous aurez à rencontrer dans votre vie de ne pas perdre cette partie de vous.
Comme vous croyez en Dieu et à la destinée, j’ose croire que ces mots ont un but précis dans son plan et qu’ils vous aideront dans votre cheminement vers l’accomplissement de votre destin.
Je vous souhaite le meilleur pour la suite.
Avec admiration et amicalement votre,
PART 5/5
Conclusion [Anticipée]
J’ai essayé d’être aussi concis que je pouvais. Il y a certainement beaucoup plus de choses à dire à ce sujet. Je ne pense qu’avoir effleuré la surface.
Mais je veux que vous compreniez une chose.
Je ne commente pas votre post pour le plaisir de faire une bonne action ou par pitié.
Non loin de là.
Je vous trouve très courageuse d’exprimer au travers de votre blog votre vécu. Je vous en félicite. C’est un courage que je n’ai pas et que j’espère avoir un jour. Vos problèmes récents semblent expliquer la non publication de nouveaux articles depuis quelque temps.
Vous avez écrit dans l’un de vos articles que l’amour que vous donnez aux autres vous sera éventuellement retourné. Considérez cela comme un éventuel retour 🙂.
Et tout l’amour que vous avez semé au travers de vos articles précédents me dit de vous dire une chose: N’ABANDONNEZ PAS.
Ces mots que j’écris aujourd’hui et que vous lisez maintenant pour probablement les oublier demain viennent d’un.humain comme vous a qui été au prise à un burnout émotionnel et qui s’en est sorti.
Réfléchissez un moment quelles étaient les probabilités que je tombe sur cet article à ce moment précis et que je prenne le temps d’écrire ce commentaire.
Presque nulles. Oui, presque nulles.
Mais c’est arrivé.
L’espace d’une journée j’ai fait le choix de mettre mes problèmes sur pause pour réfléchir aux vôtres.
Oui la vie ne vous a pas fait de cadeaux,
Oui je sais que vous souffrez au plus profond de vous même,
Oui ce que vous vivez maintenant et depuis tantôt 1 ans est horrible
Mais
Vous êtes toujours là
Je ne vais pas vous raconter que demain sera rose, car
Il y aura d’autres épreuves,
Il y aura (malheureusement) d’autres moments ou vous vous sentirez au bord du burnout émotionnel, impuissante, seule…
La vérité est que vous ne pouvez pas éviter ces moments.Mais vous pouvez par contre vous préparer.
Vous pouvez vous préparer pour être assez forte pour avoir le choix.
Pour avoir le choix de votre état émotionnel dans ces moments.
À tous ceux qui prendront le temps de lire ce commentaire et qui vivent la même chose je vous dirai de tenir bon.
Peu importe que nous ne nous connaitrons jamais, peu importe que nos routes divergent un jour.
Une seule chose importe
Je vous aime tous…
PART 4/5
On attend plus rien
La déception naît toujours d’une attente blessée, quelle qu’elle soit:
Attente d’une vie différente, attente de telle récompense pour tel comportement exemplaire.
Il arrive qu’on ait tellement cru que notre vie serait tellement différente de celle que l’on vit actuellement que cela crée un choc dans notre être et l’on est au bord de la dépression.
J’ai un oncle qui est mort récemment de dépression. Il avait un doctorat. Son doctorat l’avait semble-t-il préparé pour tout, sauf à vivre en Haïti.
Lorsqu’on a bâti toute sa jeunesse sur le mensonge qu’avoir de bonnes notes à l’école, des diplômes étaient la voie du succès, d’une vie stable et heureuse, on a juste bâti un château de cartes qui allait s’effondrer au premier contact avec la vie réelle.
Ainsi dans une volonté de ne plus souffrir on se force à ne plus rien attendre. Mais voilà, qu’on souffre de ne plus avoir rien à attendre…
On attends le pire
Cela peut sembler contradiction avec le point précédent, mais encore faut-il rappeler qu’on ne traverse pas toutes ces étapes de manière linéaire
Ils alternent en permanence. Tel jour nous n’attendons plus rien, tel autre jour nous attendons le pire en pensant que comme ce qui arrivera sera probablement en dessous du pire imaginé, nous n’en serons que soulagés. Comme mentionné dans ton article (QUEL EST VOTRE MÉCANISME D’ADAPTATION)
Envie de pleurer / Pleurs
Dans cette période sombre à laquelle je fais référence, il m’est souvent arrivé de pleurer.
J’ai eu mon père au téléphone aujourd’hui, il a pleuré. Il traverse une situation difficile que je ne vais pas détailler ici. Ma mère a souvent pleuré dans sa vie.
Nous pleurons tous pour des raisons diverses.
Nous pleurons tard dans la nuit. Nous pleurons en silence.
L’on peut plus facilement feindre le rire que les larmes (bon l’oignon ca marche bien aussi).
—————–
Durant cette période souvent mes journées étaient occupées à retenir les larmes que je relachais la nuit à l’abri des regards réprobateurs qui n’auraient pas manqué de me rappeler comment c’était un acte de faiblesse. Ma vie en société était comme un jeu d’acteur, ou je jouais un personnage dont je quittais le rôle en rentrant chez moi. De toute ma journée le moment où je me sentais le plus moi-même c’était quand je versais mes larmes…
Comment allez-vous?
Bien merci
Je n’ai pas de titre approprié pour ce symptôme, mais si je devais l’expliquer c’est le fait de se sentir dépité de devoir dire par convenance qu’on va bien lorsque l’on vous pose cette question alors que tout va mal. D’une part l’autre se fout complètement des problèmes qu’on traverse, car il en a déjà assez pour lui-même, mais aussi quand bien même s’intéresserait-il à mon problème, que peut-il y faire? A part m’envoyer des pensées motivantes, me dire combien la vie est belle devant moi, prendre de mes nouvelles chaque matin. Niet. Si une certaine combinaison de mots pouvaient guérir de la douleur qu’on ressent dans ces moments on les aurait enregistrés et vendus à prix coûtant.
Si a l’avenir je traverse un période similaire à la question comment je vais je répondrai:
Je vais mal, mais à part ça, ça va bien!
PART 3/5
Rires forcés
Lorsque tout va pour le mieux rire sincèrement nous procure quelques secondes de bien-être qui irradie notre être tout entier. Combien de fois se surprend-t-on à être joyeux sans raison,
pour ensuite se rappeler qu’on venait d’avoir un rire sincère quelques minutes auparavant?
Mais lorsqu’on est en “burnout émotionnel” , le rire devient superficiel. A chaque rire on sent les muscles de notre visage se contracter car on les commande de bouger contre soi-même. On rit par convenance plutôt que envie.
Sentiment de vide intérieur
Je n’ai jamais été aussi sensible à ce vide qu’en ces moments. Ce vide est comme un trou noir
qui vient aspirer le plaisir à faire les activités quotidiennes. On est comme vidé de son essence vitale.
Sentiment de vide extérieur
Ce sentiment est bien plus complexe à expliquer, c’est une sorte de sensation de solitude qu’on peut ressentir même en étant bien entouré. D’habitude on se sent acteur de notre propre vie, mais dans ce cas là tout se passe comme si l’on se regardait vivre chaque jour dans un monde où chacun gère ses problèmes dans son coin. C’est comme si on laissait son cerveau gérer notre corps en pilote automatique et qu’on ne s’intéressait pas trop à sa propre vie.
PART 2/5
Voici quelques symptômes supplémentaires que j’ai dénombré
Insomnies
J’ouvre les yeux lentement,couché sur le lit, face au plafond (quand je ne me réveille pas en sursaut gorgé de sueur au sortir d’un cauchemar). Je regarde ma montre. Minuit trente deux minutes. La première idée qui me vient à l’esprit est: est-ce réel?. Suis-je vraiment en train
de vivre ce que je suis en train de vivre? Ne se pourrait-il pas que toutes les choses négatives que j’ai vécues ces derniers temps n’aient été qu’un mauvais cauchemar?
Toutes les nuits je suis happé dans mon sommeil je me surprends à espérer que mes malheurs ne soient qu’un cauchemar.
Mais l’instant d’après je retrouve mes esprits et je suis rapidement ramené à la réalité.
Non. C’est bien vrai. Aussi horrible que soit ce que je vivais, c’était la réalité. Ma réalité.
J’ai le cœur serré, le souffle court. Mon esprit se joue de moi. Je me mets à redouter chaque nouvelle pensée.
Mon esprit ne veut pas accepter la situation présente et me repasse en boucle les jours heureux. Les jours d’avant. J’en souffre d’autant plus que je sais que ces jours ne reviendront pas.
J’essaie de me rendormir pour ne pas être à la merci de mon imagination délirante.
Non.
Le sommeil ne viendra plus.
Pas ce soir. Tout comme hier et les jours qui l’ont précédés.
Sur le papier la solution à mon mal semble simple, il suffit d’oublier, ça va passer me dit-on..
Oui mais quand? Le mal dont je souffre n’a pas eu la courtoisie de laisser un calendrier détaillé.
J’en connais le début, la cause, mais je n’entrevois toujours pas la fin… si fin il y aura..
—————————————————————–
Dans mon cas, ne pas pouvoir dormir s’est surtout manifesté au début de cette période. Les idées noires semblaient se reposer la journée pour venir me tourmenter et m’empêcher de dormir la nuit. Et elles se succédaient à un rythme effrayant, les unes plus noires que les autres.
Tout se passe comme si mes pensées étaient devenues une entité propre qui prenait plaisir à me torturer la nuit.
L’insomnie vient du fait que ne pouvant accepter la réalité, je revivais sans cesse la douleur de la découvrir comme si c’était la première fois.
Se lamenter de sa malchance – Pourquoi moi?
8 Milliards d’êtres humains, presque 200 pays et il a fallu que je naisse en Haïti! Mon Dieu, je ne doute pas de ton amour
mais… me faire naître en Haïti, faudra que tu m’ expliques la raison un jour!
Combien de fois n’ai-je pas eu cette réflexion. Et je ne suis pas le seul …
PART 1/5
[J’ai écourté mon commentaire du mieux que j’ai pu. Vous me pardonnerez si vous me trouvez trop long. Je vous souhaite de tout cœur de surmonter ces mauvais moments.]
Ce matin, en parlant à quelqu’un qui se plaignait de ne pas pouvoir dormir, je lui ai dit que j’avais eu 3 insomnies de toute ma vie. Puis, en y réfléchissant à deux fois, je me suis rendu compte que je lui avais menti. J’en fut étonné car il n’est pas dans mes habitudes de mentir gratuitement. Mais l’instant d’après j’ai compris ce qui s’était passé: mon subconscient m’avait joué un tour en enlevant de ma mémoire une période sombre de ma vie que je m’efforce d’oublier. Si je tiens compte de cette période mes insomnies sont bien plus nombreuses. Et j’ai tellement voulu oublier cette période de ma vie que je l’ai omise involontairement de mon décompte.
Les expériences négatives de nos vies sont comme les vieilles photos moches de nous même, on ne veut pas y jeter un œil pour nous y regarder tel qu’on était jadis – vulnérables – perdus- brisés, mais en même temps on ne veut pas complètement les jeter car ils sont une partie de ce que nous sommes devenus. Et de temps à autre, comme c’est le cas aujourd’hui, elles ont la fâcheuse habitude de se rappeler à nos esprits.
D’habitude lorsque ça arrive je passe rapidement à autre chose (non sans avoir poussé un soupir) mais aujourd’hui chose curieuse je me suis souvenu de cet article sur le burnout émotionnel que vous aviez écrit (dont la partie 2 se fait toujours attendre) et il me vint à l’esprit de le commenter.
Je le commente pour deux raisons: premièrement et principalement parce qu’il existe un fossé qui sépare chaque Homme. En effet, nous ne pouvons ressentir ce que l’autre ressent dans son fort intérieur. Cette intériorité de l’autre ne nous est à jamais interdit. Nous pouvons au mieux imaginer ce que l’autre ressent au travers des mots qu’il utilise pour le décrire. Déduire l’intensité de sa souffrance au travers de nos souffrances similaires passées. Mais cela est peine perdue car malgré nos bonnes intentions nos vies sont disjointes. De cette incommunicabilité des sentiments qui traverse nos êtres intérieurs naît le sentiment de solitude que nous éprouvons même quand nous sommes bien entourés. Sentiment d’autant plus exacerbé lorsque nous traversons des moments difficiles.
Deuxièmement, parce que je me retrouve dans bien des choses que vous dites, je pense avoir vécu la plupart de ces symptômes que vous décrivez et bien d’autres encore.
Malheureusement quand bien même notre souffrance soit réelle et nous pourrisse la vie quotidienne, on ne peut pas mettre notre vie sur pause. La société ne va pas s’arrêter et attendre indéfiniment que tout aille bien pour nous. La cause de notre mal bien souvent est irréversible et immuable et nous sommes obligés de continuer à vivre en portant avec nous ce fardeau jusqu’à ce que le temps faisant son œuvre l’efface peu à peu de nos consciences. Fort souvent nous vivons ces symptômes dans la solitude de nos interactions sociales parmi notre famille, nos amis, nos collègues etc..